La « CULTURE » et le « RESPECT » dans le sport

Si poussière magique il y a, elle se cache dans un savant mélange qu’on appellera « culture », cette façon d’être qui est au cœur de l’équipe, et qui permet aux All Blacks d’atteindre des niveaux de performance aussi exceptionnels.

A titre d’exemple, à Twickenham le 31 octobre 2015, au soir du sacre mondial des All Blacks, devenant du coup la première nation à inscrire trois titres mondiaux à son palmarès, qu’ont fait les All Blacks avant de quitter le vestiaire ?
Des bières, des rires, des discours, certes.

Il y a même eu des larmes au moment où Dan Carter, Ritchie McCaw, Ma’a Nonu, Conrad Smith et Kevin Mealamu ont enlevé le maillot à la fougère pour la dernière fois.
Et après ?

Après, comme à leur habitude, les néo-zélandais ont balayé le vestiaire, tout le monde mettant la main à la pâte, pour laisser l’endroit aussi propre qu’à leur arrivée.

En effet, que ce soit au Stade de France, à Twickenham, à Johannesburg ou à Christchurch, où qu’ils se trouvent, les All Blacks ont toujours une requête précise. Outre les bacs de glace et autres bouteilles d’eau pour le jour du match, ils demandent aux dirigeants locaux de leur fournir des balais et des sacs poubelles. Aussi que l’on s’appelle Ritchie McCaw ou Nehe Milner-Skudder, que l’on compte 8 ou 148 sélections, que l’on soit joueur mondial de l’année ou simple débutant, après le match, tout le monde contribue à la corvée de nettoyage.

Même Steve Hansen, malgré ses quatorze années en tant qu’entraîneur à la tête des All Blacks, prête main-forte. Très à cheval sur cet acte symbolique, comme chacun de ses ouailles, l’entraîneur des All Blacks ne quitte jamais le vestiaire sans avoir aidé à ramasser les détritus au sol.

« Cela fait partie de notre identité. De qui nous sommes et comment nous, All Blacks, nous nous voyons », précise Steve Hansen.

Ian BORTHWICK